dimanche 3 juin 2018

Plongez dans les profondeurs du bar à cocktails à l’UC-61

Le concept de speakeasy permet aux esprits créatifs les plus belles originalités voire même quelques excentricités. Lorsque le propriétaire de l’UC-61 a racheté un local en 2012, il avait derrière la tête l’idée d’un établissement original. Pour son bar, il a souhaité coller à un cadre qui lui rappelait son enfance en Normandie : celui d’un sous-marin de la seconde guerre mondiale échoué sur les côtes.


L’UC-61 se trouve dans le 17ème arrondissement, à côté de l’Arc de Triomphe, dans la très calme rue du même nom. Avec un passage quasiment inexistant et une devanture qui ne donne pas d’indication, les clients sont soit des habitués, soit des curieux qui ont relevé l’adresse avant de venir. D’ailleurs, la porte est constamment fermée, il faut sonner et attendre qu’on vienne nous ouvrir pour pouvoir entrer. Ce qui est sûr c’est qu’on n’y arrive pas par hasard.

À l’intérieur, le chef de rang nous accueille très aimablement et nous présente le concept. On est dans un sous-marin, tout est donc exigu et en longueur. L’entrée se compose de tables hautes, longues et étroites pour les clients qui n’ont pas réservés. Ensuite vient le bar, également tout en longueur, et enfin, un petit salon avec tables basses et sièges dépareillés à peine plus confortables. Le sous-sol accueille le fumoir dans un cadre très cosy et confortable de cabine de commandant de bord avec de grands fauteuils, des étagères garnies de vieux livres et de bouteilles de spiritueux.

La carte des boissons n’existe pas ! Trois créations différentes sont proposées chaque soir, elles accompagnent les classiques et les inédits que l’on commande en fonction de nos envies. Toutes sont vendues 12 €.

J’ai pris le Touché coulé, un short drink à base de Cognac H by Hine, de sirop de jasmin et de Chartreuse jaune. Parfaitement équilibré, il séduit par son contenu tout autant que par son contenant : un flacon à verser dans un verre rempli de glaçon.

J’ai également goûté aux deux autres créations de la soirée. La moustache de l’Amiral à base de Rhum HSE blanc, de sirop d’estragon, de jus de citron, de Cordial ginger et de tonic, ainsi qu’à l’Atlantide, composée de Vodka cobalte vanilla maison, de Pastis de provence à la réglisse, d’un bitter cardamom et de Cordial elderflower. Moins à mon goût mais tout aussi équilibré que les deux autres.

Avec sa déco très soignée, et ses créations qui font mouche, l’UC-61 propose une expérience très agréable. On ne peut que regretter son emplacement à l’écart des spots parisiens habituels, même si le fait de déconcentrer l’offre cocktail n’est finalement pas une si mauvaise idée. Je vous conseille de réserver votre table ou à défaut d’arriver à l’ouverture, car même en semaine, il est fréquent que le chef de rang refuse du monde.

Guillaume



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