jeudi 1 mars 2018

Retour sur mon expérience de juré au Concours général agricole 2018


Initié en 1843 avec le concours de Poissy, le Concours Général Agricole a été créé en 1870 pour sélectionner et primer les meilleurs produits du terroir français et animaux reproducteurs. Il se déroule Porte de Versailles depuis 1964, année de la création du salon international de l’agriculture. Sur les conseils d’un collègue juré depuis deux ans, j’ai candidaté et été sélectionné pour participer aux concours des Bières, des Rhums et des Punch, ainsi qu’à celui des produits issus des palmipèdes gras. Retour sur une expérience exceptionnelle à la portée de tous.


S’il fait très froid en cette fin de février 2018, le Hall 7-2 du Parc des expositions de la Porte de Versailles est, lui, en pleine ébullition pour l’ouverture du CGA 2018. Pendant quatre jours, 6 800 jurés vont goûter et noter quelques 22 000 produits et vins. Il existe en tout 24 concours découpés en sous-catégories. La star c’est le Vin, mais il existe également des concours de Cognac, d’Armagnac, de Viandes, de Charcuteries, de Produits laitiers… et même de Piment d’Espelette, de Vanille ou encore de Safran.

Mon programme personnel est assez dense puisque je participe à trois concours : les Bières (562 échantillons au total), les Rhums et Punch (287 échantillons) et les Produits issus des palmipèdes gras. Lorsque l’on dépose sa candidature on peut choisir son concours, en revanche impossible de choisir la sous-catégorie. Je me suis donc retrouvé à noter les Bières au miel (7), les Punch Vanille (7) et les Rillettes pur canard (8) !

Après avoir passé les multiples contrôles et récupéré mes badges, stylo et autres gadgets estampillés CGA, j’entre enfin dans la salle de dégustation. Une place est attribuée à chaque juré à une table où se trouvent les produits à noter (à l’exception des produits pétillants pour des raisons évidentes). C’est en prenant place que l’on découvre sa sous-catégorie ainsi que ses camarades pour la matinée.

Pendant deux heures, professionnels et consommateurs observent, sentent, et dégustent des produits anonymes et échangent points de vue et sensations afin de parvenir à la question tant attendue : « On met une médaille ou pas ? » Le moment est important car de la réponse pourraient changer de façon conséquente les chiffres d’affaires des producteurs désignés.

Contrairement à ce que je pensais à l’origine, on ne fait pas un classement des trois meilleurs produits. On attribue, ou pas, une médaille à un produit qui atteint un certain niveau correspondant à une médaille d’or, d’argent ou de bronze. On n’est même pas obligé de donner une médaille par sous-catégorie. A notre table des Bières au miel, nous n’avons attribué qu’une médaille d’or, et à celles des Punch vanille et des rillettes, nous avons attribué deux médailles d’argent…

Au final, lors de ce CGA 2018, j’ai goûté d’excellents produits, mais également d’assez mauvais. L’atmosphère, elle, est très sympathique. Partages, débats et respect des opinions de chacun ont rythmé nos matinées et c’est avec plaisir que je reviendrai l’année prochaine. En attendant, voici le palmarès de l'édition 2018

Guillaume

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