mardi 3 avril 2018

Retour sur l'édition 2018 de Planète Bière : prise de pouvoir de l’amertume


Le 25 mars dernier s’est tenue la quatrième édition de Planète Bière, le salon parisien de la bière. C’est la Cité de la Mode et du Design qui a été choisie par les organisateurs d’Amuse-bouche pour faire franchir un cap au « meilleur salon de bière de Paris ». Entre dégustations, déménagement, conférences, et accords, retour sur l’édition 2018 de Planète Bière.


Commençons par évoquer rapidement le sujet du déménagement. La Cité de la Mode et du Design c’est branché, c’est plus grand, c’est au bord de la Seine… Mais c’est totalement dénué de charme ! On a l’impression d’être dans un hangar avec des murs en béton et tout un tas de tuyaux apparents. L’élégance du Tapis rouge a disparu, tout comme le fait de répartir les stands dans différents étages, nous obligeant tantôt à monter ou descendre pour passer d’une bière à l’autre. Tous les producteurs sont au même niveau, et on se perd un peu dans la masse. Les accords met-bières sont calés dans un coin, presque anonymes. Heureusement les conférences ont conservé leur intimité.

Revenons maintenant au salon. La recette est parfaitement maîtrisée, l’offre de bières à la dégustation est impressionnante. Franck Poncelet, l’un des organisateurs me confirme une impression qui se dégage clairement : « Les IPA se sont vraiment installées dans le paysage brassicole mondial. Aujourd’hui, on commande une IPA comme on commande une blonde, une rousse ou une brune. » Effet de mode ou tendance qui va s’inscrire dans la durée ? Ce qui est sûr c’est que ce type de bière amère venu du Royaume-Uni, et qui a trouvé son écho aux Etats-Unis est désormais très présent en France.

Parmi mes belles découvertes de cette édition 2018 je citerai, une fois n’est pas coutume, une bière aromatisée, la Bleue de la brasserie du Mont-Blanc. Une bière brassée avec de l’eau du glacier du Mont-Blanc et du jus de myrtille très agréable et particulièrement rafraîchissante.

Vanishing Point : 02 de chez Innis and Gunn m’a également beaucoup plu, cette Imperial Stout est vieillie 365 jours en fûts de Bourbon. Cette bière propose des notes de chocolat et une amertume maîtrisée très agréable.

Je me suis laissé surprendre par la Botanic Lambic brassée par Mort subite. La brasserie brusseloise a créé une Sour (bière a fermentation spontanée, présentant plus ou moins d’acidité) légère, presque passe-partout infusé aux baies de genièvre et à la cardamome. Original et très intéressant pour moi qui ne suis absolument pas amateur de cette catégorie.

Enfin, j’ai retrouvé avec plaisir les autrichiens d’Eggenberg. Leur Samichlaus brassé uniquement le 6 décembre, jour de la Saint Nicolas, m’avait littéralement transporté l’année dernière. Cette année j’ai eu l’occasion de goûter leur Schwarz dédiée au marché nord-américain ainsi que les expériences de vieillissement du brasseur : un bonheur de rondeur à déguster principalement à l’apéritif ou sur un dessert chocolaté.

Pour conclure de dirai un petit mot sur les animations. L’accord bière/charcuterie fonctionne parfaitement. L’atelier proposait de déguster d’excellentes charcuteries espagnoles du traiteur El past, accompagnées par des bières artisanales américaines. Sur les 6 dégustations, 5 au moins ont fait mouche ! En revanche je suis resté beaucoup plus perplexe sur l’accord bière/huitres qui n’a pas du tout été à mon goût.

Encore une fois Planète Bière a su nous surprendre et nous faire découvrir de très beaux produits. J’ai hâte d’être à l’année prochaine.

Crédit photo : Claudia Lully

Guillaume


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