vendredi 30 octobre 2020

Retour sur le salon « 3 en 1 » d’Amuse-Bouche : mes coups de cœur spiritueux et cocktails

Impossible n’est pas Amuse-Bouche pourrait-on dire. Organiser trois salons d’envergure internationale en un seul et même endroit, sur deux jours, et en pleine pandémie mondiale, c’est ce que les organisateurs ont réussi à faire. Le tout, bien sûr, dans un total respect des gestes barrières. Retour sur cette édition unique, avec la deuxième journée à France Quintessence et Paris cocktail festival.

Après un beau lundi consacré aux bières, le programme du mardi n’est pas moins dense. Avant de s’attaquer aux spiritueux français à 40° ou plus, il est vital de se mettre en jambe aux stands de cocktails.

J’ai commencé avec un Gold Fashioned par Marie Picard de l’Officine du Louvre. Il se compose de Whisky Rozelieures HSE finish, de sirop d’orange, et de Bitter chocolat. Une merveille d’équilibre qui ravi l’amateur de Old fashioned que je suis.

L’étape d’après est un classique de ces salons : rendre visite au camarade Stephen Martin chez Saint James. Pour l’occasion, il nous avait apporté un shaker mécanique datant des années 20 pour préparer d’excellents Maï Taï. J’ai le choix entre plusieurs rhums de la distillerie qui figure sur la recette originelle de Don the Beachcomber. Mon cocktail tiki sera donc composé de l’imperial blanc à 40° et de l’élevé sous-bois à 45°, ainsi que de quelques préparations maison comme son bitter spécial tiki, un falernum et un triple sec. Le résultat est simplement fantastique. Probablement le meilleur Maï Taï que j’ai eu l’occasion de boire.

Ça y est, je suis prêt pour les spiritueux ! Pour une transition en douceur, je suis passé voir l’ami Jean Philippe Lardy au stand de la Maison La Mauny. Souvenez-vous, il animait l’Escape Game consacré au Rhum sur l’édition 2018 de France Quintessence. Il présentait cette fois une partie réduite mais équilibré de la distillerie martiniquaise. J’ai pu regoûter le VSOP, le XO, et découvrir l’Hors d’âge.

Par la suite, j’ai pris la direction des whiskies. L’eau de vie de malt est ma découverte du moment. Ce sont les whiskys de blé noir EDDU qui m’ont attiré en premier. La distillerie des menhirs présentait trois produits. Le Silver, le Brocéliande pour lequel le whisky a vieilli dans des fûts de chêne provenant de la célèbre forêt, et une cuvée spéciale affinée en fût de vins de Bourgogne. Cet affinage confère une très belle rondeur à cette eau de vie de sarrasin.

Toujours dans le domaine des finitions de vin, j’ai également rencontré Christophe Dupic, de la maison Rozelieures. Il présentait une partie de sa gamme de whiskies alsaciens. J’ai notamment goûté son whisky fini en fût de Vosne Romanée. J’ai pu également échanger avec lui au sujet de sa collaboration avec les rhums HSE. Mais ça sera pour un autre article…

Enfin, après avoir suivi le parcours olfactif du cognac avec l’ami Régis Hardouin-Finez, Cognac Educator, j’ai fini mon salon au stand de la Maison Ferroni qui présentait ses exceptionnels pastis millésimés. Les Châteaux des Creissauds son préparés de manière unique chaque année, avec herbes différentes. Le point d’orgue c’était la dégustation de la version XO du millésime 2013, qui a reposé dans les caves du château pendant 6 ans. C’est une véritable bombe aromatique, à réserver aux véritables amateurs de pastis.

Guillaume 

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