Ouvert en septembre 2024 au cœur du 3ᵉ arrondissement de Paris (métro Sentier), le restaurant Red Katz propose une cuisine chinoise haut de gamme dans un cadre moderne. L'établissement vise un positionnement intermédiaire, entre la street food et la restauration de haut niveau.
Le restaurant a été fondé par trois associées, possédant déjà d'autres établissements. La réflexion autour du projet est née durant la période du Covid, avec la volonté d'interroger l'avenir de la restauration chinoise à Paris et d'offrir une alternative alliant qualité culinaire, confort et hospitalité. Le nom Red Katz fait référence à la couleur rouge (symbole en Chine) et au secret qui entourait la phase de création de l'établissement, tout en traduisant le mélange de deux cultures qui cohabitent.
La décoration intérieure repose sur une esthétique contemporaine avec des tables rappelant le marbre et une longue banquette aux angles multiples. L'établissement intègre également un bar à cocktails destiné à compléter l'offre de restauration. L'ouverture d'un bar indépendant nommé Opium 325 (325 faisant référence à l'indicatif téléphonique d'une région de Chine) est prévue au sous-sol pour la fin de l'année. Son concept s'inspirera de la période de la guerre de l'opium dans les années 1920-1930.
J’ai pris Mandarine impériale, à base de Baijiu (spiritueux chinois), de Mandarine Napoléon, de clémentine, de citron, et d’Amaretto. Un cocktail vif, rond et délicat. Le nez et la bouche se répondent parfaitement dans une farandole d’agrumes.
Mon acolyte et moi même avons décidé de partager plusieurs plats. En entrée, nous avons pris le Woton chicken : des bouchées de bœuf très douces, relevées par du gingembre et accompagnées d'une sauce légèrement pimentée. Nous avons également commandé les Hakao crevettes : des bouchées gourmandes aux notes légèrement épicées, enrichies par la texture de la châtaigne d'eau. La sauce qui l'accompagne est faiblement épicée et sucrée.
En plat, nos choix se sont portés sur l’Entrecôte de bœuf : plusieurs morceaux sont poêlés avec des oignons, des poivrons, des pousses de soja et des champignons dans une sauce soja au poivre. La viande est excellente même si la cuisson aurait mérité d’être plus courte. Nous avons également goûté le Dong po rou : de la poitrine de porc braisée servie avec des brocolis et une sauce épaisse et sucrée. La viande est tendre et savoureuse, tandis que la peau présente une texture gélatineuse issue d'un arrosage prolongé à la sauce soja sucrée. Personnellement j’ai trouvé la peau un poil écœurante, il faut impérativement la manger avec de la viande. L’ensemble reste très bon.
Un mot tout de même sur le plat emblématique, le Canard laqué. Il est présenté en deux services. D'abord avec des crêpes sauce et légumes (poireau et concombre) et ensuite avec du riz sauté aux légumes. Il faut cependant le commander à l’avance. Je reviendrai pour le goûter…
J’ai terminé cet excellent repas par la Pear Nashi : une poire confite insérée dans une sphère de chocolat blanc, reposant sur un sablé au chocolat noir. Le dessert joue sur un mélange de textures et est servi accompagné d'une boule de glace vanille-jasmin. C'est doux et gourmand. C'est une explosion de saveur avec un mélange de texture parfait.
Guillaume







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